Nous quittons momentanément le Portugal pour aller explorer la Galice. Nous partons avec un temps gris qui nous accompagne ces jours. Au moins, il ne fait pas froid. Après un stop pour la nuit à Xinzo de Limia, où nous ferons la belle rencontre de José, patron d’un restaurant et qui avait travaillé 20 ans dans un palace à Lausanne. Au dessert, glace avec Marascino spécialement pour nous. Le lendemain, nous nous arrêtons à Ourense, qui se revendique ‘Capitale thermales’ car la région a beaucoup de sources d’eau chaude.
C’est le 1er Août et le Portugal a hissé le drapeau suisse !
Entré en Espagne avec un crachin neuchâtelois.
A Xinzo, il y avait une réserve naturelle malheureusement très mal aménagée.
Les lacs sont par contre très joli, quand on arrive à les voir…
Un des thermes gratuit !! de Ourense. Il y en a plusieurs le long de la rivière. L’eau est refroidit à 40 et 42 degrés selon le bassin. Pas de photos dedans car c’est interdit. Ici également une sympathique rencontre avec deux anciens genevois retournés au pays. Madame avait fait 20 ans à la Migros. En deux jours, nous avons pu parlé français, cela faisait longtemps.
Après avoir pas mal roulé et visité, on s’est posé à Penodones au bord d’un joli lac.
Notre bivouac. Étonnamment, le camping est quasi vide.
Joli lac mais ce jour-là, beaucoup de vent le jour de notre arrivée.
Nous aurons même droit au brouillard matinal.
En parlant avec une tenancière de bar, nous avons appris que les touristes ont déserté la région suite au Covid et aussi parce que le lac était vide l’année passée.
Du paddle proche des éoliennes. On ne le dirait pas mais nous sommes presque à 1000m d’altitude.
Comme à beaucoup d’endroits au Portugal et en Espagne, les lacs sont artificiels.
Voilà, après un peu plus d’un mois, nous sommes arrivés au bout de la Nationale 2 à Chaves, qui a une vieille ville très jolie. Incroyable le nombre de voitures immatriculées en Suisse que nous avons vu à Chaves. Sans doute beaucoup d’immigrés qui viennent en vacances. Durant cette traversée sud-nord du Portugal, nous avons vu de jolis paysages très différents les uns des autres, rencontrer pleins de gens sympathiques et manger pleins de bonnes choses ! Pour la suite, on hésite entre l’Espagne et la Galice ou rester au nord du Portugal. On verra bien.
Et oui, il faisait un peu frais, donc on s’est dit pourquoi pas une raclette 🙂
Le lendemain, nous parcourons les derniers kilomètres de la Nationale 2.
Cela faisait quelques mois que nous n’avions vu des mules.
La dernière borne commémorative
La borne officielle du kilomètre zéro de la N2. Tristounet et pourtant très populaire au Portugal.
Détour obligatoire par le bar Kilomètre Zéro !
Passeport dument tamponné !
Envie d’un t-shirt ?
Une cousine à Caroline a aussi fait la route !
La vieille ville de Chaves est très jolie. On a un peu l’impression d’être en Allemagne quand on voit les maisons.
Balcons typiques de la vieille ville.
On ne dirait pas, mais nous sommes sur le vieux pont romain.
La ville de Chaves a joliment aménagé les berges de la rivière. Ici un pont pour les piétons. Et profitez de chercher la lune. Suivez la flèche !
Le vieux pont romain de loin
et de plus près
Ici on peut se passer le sel entre voisins depuis les balcons !
L’hôtel de ville de Chaves
La tour de guet du château de Chaves.
Le mot de la fin : Qu’importe la destination, le chemin est plus important !
Quand on vous dit que l’on avance lentement, c’est le cas. Aujourd’hui, que 8 km sur la Nationale 2. Nous nous sommes arrêté à Pedras Salgadas car il y a une source thermale et buvable. Du coup, nous sommes allés à la piscine et ensuite déguster l’eau. Durant cette journée, nous avons également une pensée pour notre ville La Chaux-de-Fonds, ses habitants et nos amis vivant là car celle-ci a subit une très très violente tempête.
Joli rond-point tout granit
Ancienne affiche des eaux Pedras Salgadas.
Source datant de 1871 mais la grosse exploitation a commencé dans les 1900.
D’abord, à la piscine, qui pour 30 euros d’entrée (!), pensions être remplie d’eau de source. Et bien déception, ce n’est pas le cas. Il faut se rendre au SPA pour en bénéficier.
Une des cinq sources
C’est une eau légèrement gazeuse. En bouteille, l’eau provient des cinq sources qui ont toutes une propriété différente.
Dans les années 1900, il y avait même un casino. Maintenant, il n’y a plus qu’un éco hôtel dans le parc de 5 hectares.
C’est bien une ville d’eau !
Notre bivouac sur une aire de pique-nique. Les portugais font bien les choses. Il y a eau, toilette, tables en granit et barbecue.
Quand on vous dit que les portugais savent y faire. Tout en granit la table.
Poursuite de la route Nationale 2 en passant par Vila Real et non pas Vila Real de San Antonio en Algarve. Cette région a énormément été impactée par des feux de forêts. Nous nous arrêtons à Vila Pouca de Aguiar où nous avons trouvé un super camping au milieu des pins et des blocs de granit. Le temps est plus frais. Fini les 30 degrés et plus.
Nous quittons le Douro et ses vignes qui est devant la montagne sombre tout au fond.
Cela ne rigole pas avec les ponts autoroutiers par ici !
La place principale de Vila Real…en passant. Impossible de s’y arrêter.
Peu après Vila Real, on voit déjà les forêts noircies par le feu.
Avant c’était couvert de pins et d’arbres feuillus.
Notre bivouac
La faune locale ! 20 bon centimètres de long ! Par contre, nous n’aurons pas la chance de voir les loutres ni le loup ibérique.
Pas de drone avec nous donc voici une vue aérienne de ce joli petit lac. (c)Alvao Park
Lac très populaire le week-end. De vastes espaces de pique-nique avec tables et barbecues ont été aménagés.
Que du granit par ici.
Les pins poussent même sur les rochers…
Quand on vous dit que les arbres poussent sur les rochers !
Tous les portugais ont fait cette photo. Donc, on fait comme les locaux 🙂
On approche lentement de Chaves terminal de la N2. Nous faisons étape à Peso da Régua qui est sur le fleuve Douro. Nous sommes entourés de vignes. Nous profitons de cet endroit pour prendre le train qui longe le Douro. Evidemment, on prend le train un jour de grève, donc il n’y en a pas souvent. Mais on y est arrivé. Nous avons fait le trajet Régua – Tua qui est le tronçon le plus beau d’après ce que l’on a pu lire.
Le Douro et Régua
La piste cyclable ne fait que 2 km de long après c’est la route, dommage.
Le pont de la N2
Coucher de soleil sur les vignes du porto Sandeman
Le même ici de jour. Comparez le logo avec une bouteille si vous en avez une !
Ce pont est encore plus vieux mais est piétonnier maintenant.
Caroline (2ème depuis la gauche) vu depuis cet ancien pont.
Depuis le plus vieux pont, on voit très bien les deux autres. Celui du fond est l’autoroute.
Et maintenant une balade en train. La video pour le trajet aller.
La gare de Régua
Nous quittons Régua.
On aperçoit le tracé de la ligne du chemin de fer.
On est très proche du Douro tout au long du parcours.
La gare de Tua. Minuscule village avec deux restaurants. Mais gare importante à l’époque.
A l’image du village, le quai est très étroit !
Alors au menu : Un verre de Douro, des côtelettes de sanglier et du cerf en daube. Et nous avons commandé que des demi-portions ! Ils sont fous ces portugais ! 🙂
Pour la digestion, nous sommes descendu au bord de l’eau. Cette photo a été prise depuis l’embarcadère.
Une vue aérienne du coin. Photo provenant du petit musée à Tua, très intéressant à voir.
Notre train pour le retour. Petite pensée pour toi Carlo ! (notre ami conducteur de train au BLS)
Oui Carlo, ici vu la chaleur, on roule les portes ouvertes !
Sans doute un riche vigneron ou alors un hôtel de luxe. Il y en a plein ici.
Personne n’a laissé une empreinte sur la vitre, c’est un nuage !
Pour terminer, une vidéo accélérée de notre retour.
Voici quelques photos prisent le long de la route pour arriver au Douro. Nous avons dormi dans un petit village perdu, sans âmes qui vivent ou presque et avons eu comme voisin pour la nuit, des nantais avec une Tesla !
Toujours d’imposante église. Ici on est dans la région du granit et cela se voit.
Imposante bâtisse mais à l’abandon.
Notre pause de midi
Ancienne gare transformée en restaurant
Quelques vues de la ville de Viseu
Retour dans la campagne et toujours pas de neige ! 🙂
Ancienne route et nouvelle route. L’ancienne est bien plus sympathique.
Notre bivouac à Bigorne à côté d’une église.
On était pile poil sur le chemin de Compostelle.
Surprise, un troupeau de mouton passe près de nous. Le berger n’est pas avec une mule, comme au Maroc, mais avec une voiture.
Nos voisins nantais. Et oui, on peut dormir dans une Tesla modèle Y.
On reprend la route N2 ce matin, toujours étroite et sinueuse.
Voici le nom d’un village pour le moins original.
On approche du Douro, les collines sont couvertes de vignes.
Notre bivouac pour quelques jours au bord du Douro à Régua. Et nous aurons comme voisin des neuchâtelois de Couvet !
Quelques fois, il nous arrive de faire de belle rencontre avec les locaux. Virginie et Carlos, qui prenait un petit apéro au bord de la rivière, nous ont aimablement invité à le partager avec eux. C’était très sympathique. Virginie parlait le français mais pas Carlos malgré le fait qu’il est chauffeur poids-lourd international, allant même jusqu’en Suède. On ne le dirait pas comme ça, mais Carlos est le patron d’une grande entreprise de transport avec succursale en Espagne et en Suède. Ce qui est sûr, nous avons tous bien rigolé et surtout bien bu et bien mangé ! Le lendemain, on a repris la route mais pas longtemps, à peine une vingtaine de kilomètres !
Belle rencontre..
sous l’oeil d’un hibou !
Beaucoup de lacs sont artificiels et ont de sacrés barrages comme ici.
Et souvent, la route passe dessus.
Joli lac, on se croirait au Canada avec toutes ces forêts.
On voulait y faire le plein… ben non, à l’abandon !
Arrivé après 20 km et une heure de route car on s’était perdu 🙂
Jolie fresque murale en carelage
Une belle église tout en granit
Nous ne sommes pas très église, mais l’intérieur de certaines sont très beau.
Nous avons souvent vu au Portugal, des femmes comme nettoyeuse de rue. Ici le balai fourni est très particulier.
Surprise dès 5h du matin. On entendait des bruits de ferrailles, des gens parlés…. et bien c’est jour de marché, juste devant l’air de camping-car. Du coup, on en profite et restons à Penacova. Nous sommes quand même aller voir après le marché de très beaux moulins perdus sur une colline.
Le matin au réveil ! Du coup, impossible de bouger.
Ici cela ne rigole pas avec les grillades de poulet. Ils sont équipés ! On en a acheté un et il était excellent.
On va bientôt pouvoir bouger.
La plage de rivière à Penacova. Barque typique du coin.
En haut, le village de Penacova
Formation basaltique au bord de la rivière
Direction les moulins !
Le déplacement valait la peine. Malheureusement, le musée est fermé et abandonné. Quelques moulins ont été rénovés par des privés, sans doute pour y passé le week-end.
Superbe vue depuis là-haut.
Nous aurions bien dormi ici mais le parking étaient en pente. Dommage. Nous sommes donc retourné à Penacova.
Les rénovés avaient comme table une ancienne meule.
Certains sont en ruine.
A nouveau, il faisait très chaud.
Notre bivouac. Dommage, nous n’avons pas de canne à pêche avec nous car il y a de la truite.
Cela faisait longtemps que nous n’avions rien visiter depuis que l’on est sur cette route. Nous avons donc fait un petit détour par Coimbra, qui était, il y a longtemps, l’ancienne capitale du Portugal. Pourquoi cela ? Et bien pour visiter la bibliothèque de l’université car c’est la plus vieille d’Europe (1717) et elle a inspiré l’auteure des romans Harry Potter. Nous verrons également le palais royal et le jardin botanique car tout deux font partie de la vaste université de Coimbra. Ensuite, nous faisons étape pour la nuit à Penacova qui est sur la Nationale 2.
Arrivée à Coimbra
Coimbra est très pentu et les rues sont très étroites. Heureusement, il y a des parcs au bord de la rivière.
Oeuvre d’art faite de recyclage, à gauche en métal et à droite en plastique.
Un ancien tram de Coimbra. Il nous rappelle ceux de Lisbonne, qui eux circulent encore.
Malheureusement, certains beaux bâtiments sont laissés à l’abandon.
et d’autres bien rénové
Voici la maquette des lieux. Le palais royal tel qu’il était à l’époque et la bibliotèque à gauche.
Voici la place principale du palais royal qui est au fond. A gauche, le bâtiment de la bibliothèque qui est sous bâche car en rénovation.
Une bien belle porte
L’entrée principale de la bibliothèque, qui sera pour nous la sortie !
L’étage du bas de la bibliothèque. Ici rien de fastueux. En tout, il y a environ 60’000 ouvrages qui sont anciens et consultables.
Les photos étant interdite, en voici trouvés sur internet. Elle est composée de trois salles en enfilade. (c)Tripadvisor.pt
(c)Pinterest
Tout était impressionant, même les plafonds. Cela vaut le déplacement. (c)Pinterest
Ensuite, visite du palais royal. Ici la chapelle Saint-Michel.
L’orgue est très impressionant.
L’entrée du palais royal
Ici aussi, travaux de rénovation !
L’ancienne salle du trône, devenue par la suite la salle des actes.
L’ancienne chambre du roi devenue par la suite la salle de tests pour les étudiants
Une vue depuis le toit du palais
Direction le jardin botanique qui est juste à côté de l’aqueduc.
Quelques photos du jardin. Ici la très belle serre, très grande.
Figuier australien, très imposant.
Le jardin botanique de l’université est bien entretenu. Ceci n’est qu’un petit aperçu.
Dans cette forêt de bambou, on se croyait de retour au Japon !
Après ces multiples montées et descentes, la récompense !
Commentaires récents